888Première référence à Lourdon sur un acte pour la vente de terre passée au château de Lourdon.
922Acte de vente passé au château de Lourdon pour la construction de l'Abbaye.
1093-1105Arnaud est cité comme le premier doyen de Lourdon.
1153Guillaume 1er, Comte de Chalon, avec une bande de Brabançons ravagea la vallée de la Grosne.
1156Ces pillards prirent le château de Lourdon et saccagèrent l'abbaye de Cluny. Appelé à l'aide par l'abbé Etienne, Louis VII, roi de France, vint chasser les brigands et déposséder Guillaume de ses biens.
1180Philippe Auguste vient signer la paix avec le comte de Chalon.
1250-1252Le bailli de Mâcon jeta ses troupes sur Cluny, prit Lourdon et y installa une garnison, l'abbaye ayant refusé de contribuer financièrement aux croisades.
1252Sur l'intervention du pape, les soldats du bailli abandonnèrent Lourdon sans réparer les dommages causés.
1471-1476Le château est réquisitionné par les troupes de Charles le Téméraire qui font main-basse sur la bibliothèque et le trésor des moines. Après cette occupation l'abbé restaura le donjon, construisit une tour méridionale et de nouveaux bâtiments.
1572Le château est pris par les Calvinistes.
1574Il est pris et pillé par les Huguenots qui l'abandonnent en ruine en 1576.
1576-1612L'abbé Claude de Guise restaura le château et y fit d'importantes constructions, notamment le jeu de paume qui porte ses armes et la date 1586 et les écuries.
1590Claude de Guise fit réaliser le gros canon de Lourdon (poids 659 kg, longueur 2,85 mètres, calibre 92 mm) actuellement conservé au Musée des Invalides à Paris, en faisant fondre les cloches de l'abbaye.
1593Le château repoussa une attaque des Royalistes et ne se rendit qu'en 1595.
1600Le château accueillit un chapitre général de l'ordre de Cluny.
1632Le château est détruit sur l'avis de l'évêque de Mâcon avec le consentement du gouverneur de Bourgogne. Le cardinal de Richelieu, alors abbé de Cluny négocie une indemnité de 60 000 Livres pour la démolition des parties fortifiées en épargnant le logis d'Amboise, les écuries et jeu de paume.
1791Les vestiges de la forteresse sont vendus comme bien national. Il est resté depuis dans la même famille.
1809Sur le plan cadastral le jeu de paume, l'écurie, la tour orientale et deux tourelles occidentales sont encore indiqués comme habitables.
1840Sur le cadastre de 1840 seule la tour orientale est encore considérée comme bâtie.
~1900La tour a été réaménagée et occupée au moins jusqu'en 1944.
2013Le site est confié par un bail emphytéotique à l'Association Castrum Lordo pour une durée de 30 ans.